TROP C’EST TROP… NE SACRIFIEZ PAS NOS ENFANTS !!!
LETTRE OUVERTE à Mr Le Président de la République, Mr Le Ministre de l’Éducation Nationale, Mr et Mme les Ministres, Mme La Présidente de l’Assemblée Nationale, Mr et Mme les Députés, aux journalistes et rédactions des médias, aux associations… à tous les citoyens.
A l’heure où tout semble s’effondrer en France, où le sentiment d’abandon du citoyen n’a jamais été aussi fort, le gouvernement a choisi le pire des moments pour imposer en force, par décret, le dispositif PAS.
C’est un déni de démocratie absolu. Vous bafouez le vote de la représentation nationale du 11 mai 2026 pour imposer une vision inhumaine du handicap.
Le PAS n’est pas une réforme scolaire, c’est une machine à broyer l’humain en imposant la « mutualisation forcée ». Vous remplacez l’accompagnement individuel AESH-I, pourtant vital pour tant d’enfants, par une logique purement comptable.
Les AESH sont réduites à de simples outils, des pions qu’on trimballe d’une classe à l’autre, d’une école à l’autre dans la même journée, laissant les enfants dans l’incompréhension. Sans tenir compte de leur vie personnelle, de leur lieu de résidence, et ce pour un salaire de misère.
Je suis maman d’un jeune garçon TSA. Depuis la maternelle, il a évolué, progressé et obtenu de très bons résultats grâce à la stabilité et à la bienveillance de ses AESH-I.
Aujourd’hui, je reçois une notification de décision de la MDPH qui, sous contrainte budgétaire, remplace ses 24h d’AESH-I par une AESH Mutualisée. C’est un saccage ! Le corps médical et scolaire s’accordent à dire qu’il n’est PAS SCOLARISABLE sans cet accompagnement individuel.
Vous bafouez son avenir, car il n’aura pas accès au lycée dans ces conditions. Il n’a que 14 ans, l’école de la République doit lui être ouverte.
Vous torpillez l’expertise de la MDPH en leur retirant leur pouvoir décisionnaire dans l’intérêt de l’enfant. Laissez-les décider ce qui est recommandé et bon pour l’enfant en situation de handicap, c’est déjà assez compliqué comme ça !!!
Il est impératif que ce décret soit immédiatement abrogé.
Quand allez-vous écouter la représentation nationale qui a dit NON ?
Quand le bon sens aura une place dans ce gouvernement ?
Quand allez-vous donner un vrai statut et une revalorisation salariale digne aux AESH ?
Allez-vous les licencier pour ceux qui ne voudront ou ne pourront signer un avenant de leur contrat de travail déjà si précaire ?
Il faut mettre un terme à cette mutualisation imposée même dans les « zones tests », qui sacrifie les besoins de nos enfants et dégrade davantage les conditions de travail des AESH, déjà en sous-effectif depuis des années… C’est inhumain !
Fait le 12/06/2026
Marina F.





