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Avec un ticket de métro, on peut gagner la coupe du monde !

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Des vérités pas toujours bonnes à dire…

Nous avons tous un jour ou l’autre regretté, parfois immédiatement, d’avoir dit certains mots. Des paroles qui, vraies ou non, nous échappent, sous le coup de la colère pour certains, de la distraction pour d’autres, et pour quelques-uns, de la bêtise hélas ! Une parole lâchée comme une petite bombe, parfois même en public, sans mesurer les dommages qu’elle provoque.

C’est la mésaventure qui est arrivée il y a un an à un chef d’un grand établissement de notre académie qui accueillait son équipe en évoquant l’académie francilienne où il avait été affecté, je cite : « dans le 93, avec un ticket de métro, on se trouve en Afrique noire ».

Atteignant l’assemblée des personnels réunis en ce jour de pré-rentrée, la petite bombe fit pas mal de dommages. L’onde de choc se propagea dans les coins et recoins de l’établissement jusque tard dans l’année. Fort heureusement pour ce proviseur, l’explosion ne fit pas de dégâts hors des murs. Mais il fallut multiplier les entrevues et dialogues, sous l’égide du SNALC, pour parvenir enfin à apaiser les colères et désamorcer les complications.

Dès lors, tout aurait pu aller pour le mieux dans le meilleur des établissements. Mais ce ne fut pas le cas.

Les équipes, professionnelles, et enthousiastes au départ, dénoncèrent régulièrement la détérioration du climat. L’affaire du ticket de métro était loin mais de multiples foyers ne cessaient d’éclater, au point que seule la fin de l’année permit d’éviter l’embrasement. Et ce fut quelques heures avant les congés d’été que je compris que l’incendiaire n’était autre que le chef assisté de son adjoint, tels des pompiers pyromanes. Cette équipe de choc accusait à tour de rôle tel ou tel personnel dans un éventail toujours plus large d’avoir allumé la mèche d’un nouveau conflit : de sorte que dans toutes les équipes, pédagogiques, éducatives et administratives, on eut à se plaindre des incohérences et incompréhensions avec l’équipe de direction.

Ceux qui ont exprimé cette plainte ont dû en payer le prix : mutation pour les titulaires, non renouvellement des contrats précaires… Toute vérité n’est pas bonne à dire. Et surtout, la critique, il faut le savoir, ne peut se faire qu’à sens unique : acceptez qu’un supérieur, en établissement ou dans les services, vous accable de toutes les accusations d’incompétence ou d’insuffisance, mais veillez à ne jamais vous plaindre du comportement de ce supérieur. Un chef serait-il par nature irréprochable ? exemplaire ? Les meilleurs d’entre eux – et le SNALC en a rencontré plusieurs – admettront qu’ils sont perfectibles et sauront mener cette mission complexe touchant à la gestion des relations humaines, en bonne intelligence : parce qu’ils sont humains avant tout, et soucieux de l’intérêt de l’équipe pour le bénéfice des élèves.

Il est regrettable qu’un corps entier soit contaminé par quelques individus paramétrés, dont l’autorité repose sur le titre et non sur les compétences, et qui ne dirigent qu’au recours de manigances et intimidations, de « bluff » pour certains à en juger l’approximation des connaissances juridiques, de division pour mieux régner… Il est regrettable de constater que majoritairement ce corps a confié sa représentation à une organisation qui recourt aux mêmes procédés pour asseoir et maintenir sa légitimité.

Le SNALC ne peut cautionner de telles pratiques et a décidé de ne pas présenter de liste collective pour les corps de personnels d’encadrement lors des élections professionnelles de décembre 2018. Il n’a cessé de défendre les femmes et les hommes de ce corps qui ont fait appel à lui, dans le respect des personnes, quelle que soit leur fonction. Il continuera de les défendre, de dénoncer et dire ces vérités-là, quoi qu’il lui en coûte, quelles que soient les menaces et intimidations : parce que le SNALC est libre. Indépendant et libre, de s’exprimer et d’agir.

C’est sur ce thème qu’il organisera d’ailleurs le vendredi 16 novembre 2018 son grand colloque de rentrée, annoncé dans les médias : la liberté d’expression, ses limites et ses dérives. Vous serez prochainement destinataires d’une invitation à cet événement très attendu et animé par des personnalités reconnues exerçant des fonctions très diverses : avocat, magistrat, écrivain, journaliste, professeur, syndicaliste… Le débat promet d’être riche et chacun aura l’occasion d’y exprimer, librement, sa pensée. Sans langue de bois, sans représailles.

D’autres colloques se tiendront d’ici là sur des thématiques et questions très plébiscitées, concernant votre carrière, vos conditions de travail, la pédagogie… Vous retrouverez tous les détails de ces conférences en temps opportun sur notre site ou dans votre boîte mail professionnelle.
Ces colloques sont ouverts et accessibles à tous les personnels de l’académie de Strasbourg : personnels enseignants, administratifs, d’éducation, d’encadrement, de santé, ouvriers, techniques, sociaux… syndiqués ou sympathisants, titulaires ou non titulaires, y compris stagiaires.

Ces derniers ont d’ailleurs été accueillis lors de leur pré-rentrée à l’ESPE de Sélestat le lundi 27 août. Le SNALC leur a offert, entre autres documents et jus d’oranges pressées, le dernier ouvrage des Éditions du SNALC : « Tout ce que vous n’apprendrez (peut-être) pas à l’ESPE », mine d’informations sur les pratiques pédagogiques et situations rencontrées par ces futurs professeurs. Les lauréats ont emporté leur ouvrage, sous le regard intrigué de quelques inspecteurs et formateurs, que la curiosité a également poussés à réclamer un exemplaire. Nous leur en souhaitons à tous bonne lecture, afin d’y découvrir quelques vérités pas toujours faciles à dire ou à entendre… Vous pourrez consulter cet ouvrage sur notre site et même commander gratuitement un exemplaire papier.

Enfin, dernier moment de vérité annoncé pour cette année : du 29 novembre au 6 décembre 2018 se déroulera la semaine d’élections professionnelles. Il s’agira pour vous d’élire, par un vote électronique, vos représentants pour les instances qui se prononcent sur votre carrière et vos conditions de travail. Échéance capitale pour déterminer la représentativité accordée à telle ou telle organisation ! À vous de choisir, en quelques clics, quel syndicat mérite de parler en votre nom et pas celui d’un tiers, de représenter vos idées et non celles que l’on vous impose, de défendre vos intérêts et non les leurs. La parole est à vous : librement et en toute indépendance. À l’image de celle du SNALC.

Cette liberté d’expression, vous l’avez compris, nous y tenons. Nous ne lâcherons rien. Nous nous y agrippons, à une époque où elle subit des restrictions inédites et menaces larvées. La France s’est historiquement battue pour la préserver : son combat et ses acquis lui ont permis de devenir le pays des libertés et des droits de l’homme, de rayonner ainsi à travers le monde de façon bien plus éminente qu’avec n’importe quel trophée ou coupe du monde si prestigieuse soit-elle, que l’on a pu remporter. Elle est l’un des symboles forts de notre République française, connue dans le monde pour sa devise, que le SNALC a reprise dans sa signature : «Liberté, égalité, fraternité et enseignement. Depuis 1905. ».

L’édito du SNALCTUALITES n°12 – septembre 2018

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