Dans le cadre enchanteur des Hautes-Vosges, un petit village du Haut-Rhin semble incarner tranquillité et convivialité. Mais derrière cette façade bucolique, un établissement scolaire devient le théâtre de tensions croissantes dues à une gestion autoritaire.
Le personnel subit quotidiennement un climat de travail délétère, où l’humiliation publique n’est pas une exception mais une norme. Des enseignants dévoués, une conseillère principale d’éducation, un agent territorial et une secrétaire subissent un traitement dépassant le cadre professionnel. La cheffe d’établissement n’hésite pas à qualifier sa propre secrétaire de « bête » et déclare qu’elle « ne comprend rien« , s’attaquant ainsi à la dignité de cette employée et à la cohésion de l’équipe éducative.
Face à cet abus de pouvoir flagrant, le SNALC est intervenu. Lors de leur entretien, les représentants syndicaux se sont heurtés à une cheffe d’établissement fermée au dialogue. Elle a argué : « Représentez-vous une autorité académique, une autorité judiciaire, une autorité hiérarchique ? En ce qui me concerne, je n’ai pas grand-chose à ajouter, tout est écrit« , comme si les mots couchés sur le papier pouvaient justifier l’injustifiable.
Cette posture de déni soulève des questions cruciales sur le rôle et les responsabilités d’un dirigeant scolaire. Un tel comportement autoritaire et méprisant est-il compatible avec les valeurs éducatives que prône notre système ? Peut-on tolérer qu’une position hiérarchique serve de prétexte à l’humiliation et au mépris ?
Conscient de la gravité de la situation, le SNALC a formellement saisi la direction des ressources humaines et l’inspection académique. Le message est clair : il est urgent de rétablir un environnement de travail respectueux et sûr pour tous les employés de cet établissement. Une direction doit avant tout être au service de l’éducation, et non l’inverse.
Il est temps de restaurer des valeurs de respect et d’empêcher l’installation d’un climat de terreur. Le SNALC restera vigilant face à de telles dérives, car le silence, dans de telles circonstances, est la pire des complicités.
