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Classe exceptionnelle : l’exception reste la règle

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Les taux de promotion ont été établis jusqu’en 2026. La DGRH a produit une prévision, à partir des effectifs connus actuellement, pour les prochaines années :

Sans la « défonctionnalisation » du vivier 1 et sans le passage à un rapport promouvables/promus (pro/pro) défendu par le SNALC, le nombre de promotions en 2023 n’aurait pas été de 19 145, mais seulement de 14 265. En 2024, 20 016 promotions sont prévues au lieu de 6 726 selon les précédentes modalités.

L’adoption du rapport pro/pro permet donc de garantir des promotions et d’établir une équité entre les corps. En effet, adapter le taux à l’objectif de promotions en valeur absolue, permet de rattraper les retards de promotion dans certains corps – comme celui des PE (29 % de promouvables seront promus) et de façon moindre pour les agrégés (13.5 %).

Concernant l’attribution des avis, la DGRH a confirmé n’avoir donné aucune consigne de mise en place de quota. Aucun évaluateur ne peut donc se réfugier derrière cet argument pour expliquer n’avoir pu donner le meilleur avis. C’est bel et bien son choix.

Les amendements du SNALC ont été retenus en partie au CSA ministériel, notamment l’obligation de justifier les avis Très Favorable et Défavorable. Notre demande concernant l’avis Favorable n’a pas été retenue cette année alors que cet avis est essentiel pour mesurer l’attente des évaluateurs pour l’attribution l’année suivante d’un avis Très favorable.

Malgré la pérennisation des promotions, le grade sommital qu’est la classe exceptionnelle n’est toujours pas accessible à tous. Pour le SNALC, la suite logique du passage au rapport pro/pro est de faire de la classe exceptionnelle un grade de débouché pour tous les personnels réalisant une carrière complète.

Si la promotion de grade prend autant d’importance pour les personnels, c’est bien parce que c’est le seul moyen de connaître une progression salariale ou plus souvent encore de maintenir son pouvoir d’achat. En l’absence d’une revalorisation globale alors que les carrières s’allongent, l’accès au dernier grade se doit d’être plus fréquent mais aussi plus précoce. Trop de promus partent aujourd’hui en retraite avant d’avoir pu bénéficier du sommet indiciaire de chaque corps.

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