Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
Affichage, tracts, militantisme
Billets d’humour, billets d’humeur
Carrière, mutations, échelons, grades…
Circulaires du rectorat, CAPA, audiences
Conditions de travail
Congrès, colloques du SNALC
Laïcité
Les Actualités
Les éditos du Snalctualités
Les Incontournables
Nos partenaires
Qui sommes-nous ?
Rémunérations, indemnités
Système éducatif, réformes, programmes

« Je pars… », témoignage d’une AESH

FreePik.com
© FreePik.com

« Bonjour,

Je viens de donner ma démission. Je pars, ailleurs, j’ai trouvé un nouvel emploi dans le privé en lien avec mes compétences. Mon contrat à 24h semaine en tant qu’AESH me permettait de toucher à la fin du mois … 830 euros nets, et ce malgré mon diplôme de Master 1 (niveau bac +4) en psychologie du développement (spécialité enfants et adolescents). Mon CDD de 3 ans finissait en décembre 2022, je n’ai pas pu attendre… Je pars pour le privé avec un salaire débutant à 1600 euros net pour 37h, avec tickets resto, mutuelle et frais de déplacements domicile/travail en partie pris en charge… Il n’y a pas photo.

Pour ma part, ça fait longtemps que j’ai compris que toutes ces histoires d’inclusion ne sont qu’un miroir aux alouettes politique. Même les profs n’en peuvent plus. Ils ont de plus en plus d’élèves avec des besoins spécifiques et ils adaptent cours et exercices pour chacun, mais dans une classe, il y a 30 élèves au moins.

Leur surplus de travail est de plus en plus important et je ne parle même pas des notifications MDPH pour des enfants qui n’ont simplement pas de cadre à la maison, qui ne supportent pas la moindre frustration et qu’on récupère avec des « troubles du comportement ». Sauf qu’on ne remplacera jamais les parents. La MDPH devrait aussi réviser ses classiques.

En collège, avec 24h hebdomadaires, j’étais censée être à la disposition de l’établissement du lundi 8h au vendredi 16h, mercredi matin compris, et ce en raison des emplois du temps des élèves que j’accompagne. En effet, je n’interviens pas lorsqu’ils sont en permanence, en sport, en musique ; mon emploi du temps est donc parsemé de “trous” non rémunérés…

 

Cette année, c’était le pompon : la première semaine on me confie une élève A (lourd handicap physique) et un élève B dans la même classe (TDA) pour 24h semaine. Je prends mes fonctions pour les accompagner.

Le vendredi 9 septembre, s’opère un premier changement : la principale adjointe a reçu un avis sur lequel est précisé que je dois accompagner un élève C au collège privé, à 500m, 12h par semaine. Re changement d’emploi du temps : on m’enlève 12h avec les élèves A. et B. qui sont confiés à une autre AESH nouvellement recrutée.

Le lundi 12 septembre, j’arrive au collège privé et la directrice m’explique qu’elle n’a pas reçu de notification pour l’élève et que je devais donc repartir.

L’après-midi, le collège où se trouve l’élève A me rappelle et me confie D, élève aveugle sans AESH et en attente de prise en charge. Comme mon contrat est de 24h, on me dit 12h avec A et 12h avec D.

Re re changement d’emploi du temps. Lundi 19 septembre une nouvelle AESH arrive. On lui confie D donc je n’accompagne plus cet élève. Et là, on me dit d’accompagner E (autiste) pour 6h par semaine.

Re re re changement d’emploi du temps. J’ai perdu des heures d’accompagnement. Les nouvelles recrutées ont des contrats à 28h. Je suis en collège et j’ai demandé 2 années de suite une augmentation de ma quotité d’heures, toujours sans réponse. C’est du mépris. 

Je suis contente de m’en aller.

Je vous souhaite à tous une bonne continuation dans votre combat pour les AESH et les AED. En ce qui me concerne, ça fait longtemps que je ne rêve plus. Bon courage à vous !

 

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur print
Partager sur email

Lire aussi