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Le SNALC reçu en bilatérale par le nouveau Recteur

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Le 29 avril 2022, à l’occasion d’une réunion bilatérale, le SNALC a rencontré Monsieur Olivier Faron, nouveau recteur de l’académie de Strasbourg, qui a pris ses fonctions le 3 mars 2022.

Interrogé par M. Gavrilovic, président académique du SNALC, Monsieur le Recteur rappelle l’objectif d’une telle rencontre : faire connaissance avec notre organisation, connaître nos priorités.

Le SNALC apprécie le dialogue, qui nous semble essentiel pour désamorcer les conflits et les tensions. Nous avons souhaité que cet échange aborde le respect des personnes et de la fonction, ainsi que les rumeurs.

Dans sa présentation du SNALC, le président académique a souligné que le SNALC était un syndicat représentatif, sur le plan départemental, académique et national, un syndicat apolitique qui ne perçoit aucune subvention d’État et est très attaché à son indépendance. Celle-ci lui permet un discours franc et honnête, en toute transparence.

C’est sur ces mêmes qualités que Jean-Pierre Gavrilovic a rendu hommage à Madame Elisabeth Laporte, ex-rectrice de l’académie, et lancé le sujet en évoquant un échange à propos de l’académie lors d’une des premières audiences, semblable à celle-ci

En réponse à un certain nombre d’affaires inédites et non élucidées suite au départ du recteur précédent, Mme Laporte avait répondu à M. Gavrilovic :

– Chaque fois que je soulève un coin de la nappe, je découvre quelque chose… un autre coin, autre chose…

Au récit de cette anecdote, M. Gavrilovic ajoute à l’attention de M. Faron :

– Ce que Mme Laporte ne savait pas, c’est que la nappe était ronde.

Voici donc M. le Recteur prévenu.

Sur tout ce qui concerne les rumeurs, comme les marques d’irrespect de la fonction, Monsieur le Recteur affirme son intransigeance : « il n’y aura rien au-delà d’une ligne blanche », « toute forme de mépris n’a pas sa place au rectorat », « il y aura des sanctions si ce type de comportement a lieu ». Le bien être des écoles et des personnels est en tête de liste du projet de M. le Recteur.

Jean-Pierre Gavrilovic regrette la dégradation ou la disparition du dialogue et de la complémentarité qui étaient possibles il y a encore quelques années entre les syndicats et le rectorat. Désormais, le SNALC constate la volonté à peine voilée de « diviser pour mieux régner » lors de la plupart des réunions. Monsieur le Recteur réaffirme sa volonté de dialoguer avec les syndicats, même si des désaccords peuvent exister, et de réapprendre à travailler ensemble.

Le SNALC souscrit à ces propos et s’inscrit dans la volonté de manière constructive en s’appuyant, en cas de situations problématiques, sur des faits avérés et non des rumeurs ou suspicions.

Contenus des échanges
CPGE

Stéphane Jacoupy, représentant des CPGE pour le SNALC, attire l’attention du Recteur sur les difficultés nationales des CPGE attaquées de toute part, notamment par le ministère. Le discours permanent sur le coût de la formation occulte complètement les gains de ces formations pour la nation, dans la poursuite des étudiants dans l’enseignement supérieur puis dans leur vie professionnelle. Accusées d’élitisme, les CPGE mettent en avant l’exigence académique.  Par ailleurs, le procès sur l’origine sociale des étudiants est injuste, car les CPGE sont insuffisamment épaulées dans leurs missions d’informations, les représentations sur leur fonctionnement ayant la vie tenace et l’information nécessaire pour l’orientation des élèves n’étant pas uniforme. Le développement de la concurrence des formations privées hors contrat – dont on peut, pour certaines, émettre des réserves quant à la qualité de l’enseignement dispensé – contribue également à l’assèchement des viviers de recrutement. Il est donc urgent d’agir pour éviter que les CPGE de Province ne disparaissent par simple logique comptable.

Le Recteur répond qu’il est sensible au système des CPGE qu’il connaît bien pour avoir dirigé l’ENS Lyon. Il réaffirme les objectifs autour de Parcoursup et entend les difficultés de la filière. Il réaffirme son attachement à leur ouverture sociale et est d’accord sur l’effort de communication pour attirer tous les publics.

PLP

Budimir Stanković, représentant des PLP pour le SNALC, fait le triste constat sur les différentes réformes (co-intervention, chef d’oeuvre et famille des métiers) qui n’ont fait que de diminuer les heures d’enseignement professionnel. Le SNALC interroge M. le Recteur sur la baisse des effectifs en formation initiale en comparaison de l’augmentation de ceux en formation par apprentissage.

Le recteur indique qu’il faut travailler sur la communication des offres de formation au collège pour « dédiaboliser » les formations professionnelles sans faire le distingo entre l’initial et l’apprentissage. Il se réjouit du succès des offres de formation par apprentissage. 

Le SNALC s’interroge également sur le fait que le CFA académique public fonctionne comme un CFA privé en termes de gestion et de rémunération du personnel enseignant, créant de grandes inégalités entre les formateurs et les enseignants exerçant dans les mêmes établissements.

Le SNALC consulte également M. le Recteur sur les formations par apprentissage qui sont de même durée que les formations initiales induisant une baisse des résultats aux examens de ses premières. Il fait une proposition d’allongement de ces durées afin que les formateurs/enseignants puissent boucler leurs programmes.

M. le Recteur indique avoir pris note, sans apporter pour le moment des réponses concrètes.

Personnels de direction

Dans le prolongement de l’intervention de M. Stanković,  le SNALC, évoque la problématique de la poursuite d’études en bac pro pour les élèves de CAP. Après deux années d’études en CAP, une partie des élèves souhaite poursuivre en 1re bac pro, mais leur ambition scolaire se trouve conditionnée à l’existence (ou pas) de places vacantes en 1re.

Le SNALC poursuit sa présentation en relayant les doutes et la fatigue dont témoignent un grand nombre de personnels de direction. Si la crise sanitaire a pu participer à cela, le non-remplacement des moyens administratifs, les multiples saisies à effectuer sur des applications développées en « mode agile » ou sans interopérabilité entre elles, le transfert de charges à moyen humain constant sont des éléments qui pèsent lourd sur le quotidien des personnels de direction

Premier degré, direction d'école​

Enfin, le secteur premier degré du SNALC Alsace attire l’attention du Recteur sur la nécessité de poursuivre les améliorations numériques pour une meilleure gestion administrative. Il ne s’explique pas pourquoi le temps de travail des directeurs d’école a été multiplié par 5 cette année lors de la phase de transmission des dossiers de dérogation 6e. Il prendra contact avec le directeur référent à ce propos.

Le SNALC souligne l’importance, en lien avec la loi Rilhac et les décrets attendus pour juillet, de placer de véritables et pérennes aides administratives dans les écoles.

Le Recteur et la secrétaire générale confirment, conformément au bilan du quinquennat affiché par le Ministre Jean-Michel Blanquer, que les classes de GS, CP et CE1 seront limitées à 24.

 

Enfin, le SNALC s’interroge sur les démarches de parents qui dénoncent des faits directement à Mme Macron dont le cabinet émet des réponses ou diligente des actions sans même qu’une analyse circonstanciée de la situation ait été menée.

En dernier lieu, le SNALC attire l’attention du Recteur sur la désagrégation du système scolaire et s’inquiète de voir que la France emboîte le pas de politiques désastreuses menées en matière d’éducation dans de nombreux pays, qui ont des conséquences lourdes sur les niveaux (PISA…) et les conditions de travail. Cette dégradation accentue le désintéressement ou le renoncement aux métiers de l’enseignement, qui n’étaient déjà plus franchement attractifs vu leurs faibles rémunérations.

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