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Les maux de l’Education Nationale : des mots qui usent, qui dévalorisent, qui rongent …

skynesher
© skynesher

A plusieurs reprises, le SNALC a alerté le ministère de l’Education Nationale sur la situation catastrophique de l’Ecole,  la crise du recrutement, la paupérisation de ses personnels, le phénomène grandissant d’usure professionnelle et son cortège de  symptômes multiples : reconversion, démission, rupture conventionnelle, dépression,  maladie professionnelle et parfois, tentatives de suicides ou suicides …

La tentation est  grande de verser dans l’auto-flagellation : les personnels de l’EN sont depuis si longtemps entretenus dans des relations infantilisantes et culpabilisantes avec leur hiérarchie, relations qui les fragilisent.  Jean Rémi GIRARD, président national du SNALC, le dit et le répète : «  nous devons cesser de nous sentir coupables », coupables de l’échec des réformes successives insuffisamment abouties et déconnectées de la réalité du quotidien, de l’échec de nos élèves, coupables de ne pas parvenir à apporter une solution à tous les problèmes scolaires et sociétaux qui viennent impacter notre quotidien de personnels de plus en plus fatigués, incompris … et nous devons ne pas nous sentir fautifs des jugements expéditifs de plus en plus  fréquents !!!

Interrogé à l’occasion d’une bilatérale par Jean-Pierre GAVRILOVIC, président académique du SNALC, le Recteur Olivier FARON a exprimé avec force l’absence totale de crédit accordé à la rumeur. Pourtant, rien ne change dans l’académie de Strasbourg, on continue de mener des entretiens à charge, d’intimider, de déplacer, d’appliquer des sanctions déguisées sur la base de rumeurs, d’impressions, d’interprétations d’expressions visuelles (et non écrites !!!). On réécrit a posteriori l’histoire, la petite, celle de fonctionnaires comme nous tous, consciencieux, qui ont le malheur un jour d’avoir une tête qui ne revient pas à leur supérieur ! On réécrit alors, sans vergogne, des passages de vie professionnelle pour cautionner, pour donner du corps à un signalement qui n’a pas lieu d’être !!!

« Calomnie, me direz-vous ? »

Hélas, dans notre beau ministère, l’instruction d’un signalement de ce type et le principe du contradictoire semblent réservés aux élèves et à leurs parents, pas aux personnels, malléables et corvéables, soumis au devoir de réserve, à la sacrosainte loyauté qui permet leur sacrifice sur l’autel du « pas de vague ! ». On n’a tiré  aucun enseignement de la mort de Samuel PATY : il est tellement plus commode d’oublier que de se questionner et de remettre à plat certaines modalités de fonctionnement.

Ces derniers mois, le SNALC est intervenu à de nombreuses reprises pour accompagner et défendre des collègues victimes de la seule simplification administrative perceptible : la justice expéditive !

AUDIBERTI disait «  méfions-nous des mots qui disent d’avance pour ainsi dire ce qu’ils veulent dire et qui le tuent dans l’œuf … », comprenez bien que les mots n’ont pas encore dit leur denier mot !

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