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Pour en finir avec le camp du Bien…

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Le bon côté, quand on appartient au camp du Bien, c’est de s’endormir du sommeil du Juste, certain d’avoir apporté sa pierre à la belle route pavée de bonnes intentions du progrès qui mènera l’humanité au bonheur et à la tolérance entre les peuples, les religions, et les identités.  J’ai personnellement la chance d’enseigner dans un collège dont la principale appartient au camp du Bien.

Aussi, lors d’une fête de fin d’année organisée au soir du 2 juin, (C’est important d’organiser des fêtes de fin d’année début juin, ça jalonne la reconquête de ce mois, si chère à nos ministres.) les parents d’élèves de l’établissement eurent le plaisir d’assister à différentes performances de leurs enfants, encadrés par des enseignants manifestement ravis de voir le rattrapage d’une demi-journée de solidarité placée entre 18h et 22h, sur des horaires qui conviendraient plus à un service d’astreinte.

Durant ce spectacle, Madame la Principale eut à cœur de monter avec quel zèle elle appliquait la directive de M. Blanquer du 29 septembre 2021, «Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire» et combien grand était son souci de pourfendre l’hydre haineux de l’homophobie. La présentation des performances de l’atelier de rhétorique en fut donc l’occasion lorsqu’une collégienne désireuse de changer de genre proposa son plaidoyer ; elle y expliqua notamment que trop d’adolescents transgenres avait des parents transphobes et qu’il n’y avait hélas que 4 % de ces adolescents qui avaient accès à des thérapies hormonales leur permettant de violer la loi sur l’autorité parentale[1].

Étant pour ma part trans-indifférent je ne m’en suis pas moins étonné de voir Madame la Principale enlacer cette élève et la féliciter pour ce discours quelque peu trans-gressif envers les lois de la République et je me suis souvenu avoir, dans un lointain passé, signé un document intitulé : « Droits et devoirs du fonctionnaire. » qui reprenait la loi 83-634 du 13 juillet 1983 qui stipulait que « Le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité.

Dans l’exercice de ses fonctions, il est tenu à l’obligation de neutralité. » (article 25).

Mais bon ; c’était au nom du camp du Bien.

Je me suis alors remémoré un récent  article du Figaro, relayant les constats effarés d’associations de parents comme SOS Éducation et des mises en garde de l’Académie de Médecine, intitulé :« La détresse des ces jeunes qui regrettent d’avoir voulu changer de sexe.[2]»

Je me demande aussi ce qu’ont pu en penser ses parents.

[1]388-1-1 du Code civil : « l’administrateur légal représente le mineur dans tous les actes de la vie civile, sauf les cas dans lesquels la loi ou l’usage autorise les mineurs à agir eux-mêmes ».

[2]https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-detresse-de-ces-jeunes-qui-regrettent-d-avoir-voulu-changer-de-sexe-20220530

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