Depuis plusieurs mois, le climat de travail dans un établissement de la commune du sud de Strasbourg s’est gravement dégradé, plongeant une partie de l’équipe éducative dans la détresse et l’isolement. Plusieurs enseignants, soutenus par les organisations syndicales SNALC, SNFOLC et SNES, alertent aujourd’hui sur des pratiques managériales toxiques qui conduisent à une remise en cause permanente de leur légitimité professionnelle et à une souffrance qui devient insupportable.
Le SNALC souhaite attirer l’attention sur le cas particulièrement inquiétant d’une de ses adhérentes, actuellement malmenée dans l’exercice de ses fonctions. Face aux pressions et au climat délétère instaurés par la direction, notre collègue a été contrainte de déposer à ce jour deux plaintes contre la principale. Les services du rectorat sont pleinement informés de cette situation dramatique.
Malgré la gravité des faits, force est de constater que la cheffe d’établissement persiste dans une attitude de mépris et de dénégation. Lors de l’audience accordée à notre organisation syndicale, son comportement s’est révélé particulièrement méprisant : sourire désinvolte, refus de reconnaître l’évidence, et, surtout, persistance dans un discours mensonger face aux éléments et témoignages réunis par le SNALC. Pire encore, cette personne s’est autorisée à affirmer publiquement, et devant des parents, qu’une enseignante en poste dans son collège ne disposait pas de diplôme, alors même que ceci est strictement faux. Ce procédé, qui vise à salir la réputation de notre collègue, n’est pas seulement inacceptable : il est indigne.
Dans cette logique de division, la principale laisse volontairement circuler rumeurs, insinuations et soupçons. Les témoignages concordent pour décrire un climat de suspicion généralisée, où chaque mot, chaque acte, peut être retenu contre l’enseignant, où les personnels les plus fragiles deviennent des cibles, et où la salle des professeurs, lieu de solidarité, est transformée en champ de bataille interne. Dossiers montés contre certains professeurs, encouragements à la délation, pression sur les contractuels et TZR, humiliations publiques : tout conduit à une détérioration psychologique dont les conséquences sont dramatiques. Plusieurs collègues témoignent de leur épuisement, de leurs angoisses, de pleurs et d’une peur au ventre persistante. Ce management toxique, autoritaire, basé sur le mensonge, l’intimidation et la création de clans, est une menace directe contre la santé au travail, la qualité de vie et la dignité de chacun.
Le SNALC ne laissera pas ces faits sous silence. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces agissements indignes d’un cadre de l’Éducation nationale. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur ces pratiques et que des mesures de protection soient rapidement adoptées pour garantir l’intégrité physique et psychologique des personnels. Le SNALC rappelle que l’école ne peut fonctionner sans confiance, sans éthique et sans respect mutuel. Diviser pour mieux régner n’a jamais fait progresser le service public, et la communauté éducative mérite mieux que le climat de malveillance et de suspicion actuellement imposé.
Il est urgent que les autorités académiques prennent l’exacte mesure de la situation et interviennent pour rétablir un climat apaisé. En attendant, le SNALC continuera, aux côtés des collègues, de défendre sans relâche tous ceux qui sont victimes de ces dérives inacceptables et de porter leur voix auprès des instances compétentes.





