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Stop aux heures sup’ : place à la revalorisation

iStock_HJBC
© iStock_HJBC
En cette période de toute fin d’année scolaire et de préparation de la rentrée, le SNALC dénonce une nouvelle fois la pression exercée sur les enseignants à propos des heures supplémentaires (HS).

Le SNALC rappelle aux collègues titulaires ou non-titulaires qu’ils peuvent être tenus d’accepter une heure supplémentaire en plus de leur service.

Cependant, dans les faits, de plus en plus de chefs d’établissement demandent aux enseignants de se répartir les HSA puisque, comme annoncé d’avance, « on ne va pas faire venir une personne de l’extérieur pour quelques heures ! ».
L’acceptation ou non d’heures supplémentaires doit être un choix personnel et non une obligation imposée par le chef d’établissement.

Le piège tentant de la mise en place des HSA a pour conséquence de supprimer des postes ou d’imposer des postes à complément de service ailleurs.

Et si vous êtes malade ou absent(e), ne serait-ce qu’une demi-journée dans le mois, vos HSA ou HSE ne seront pas comptabilisées dans le décompte du mois. A partir de la deuxième HS, celles-ci sont moins bien payées que les heures normales selon l’échelon et souvent moins de 25%.

Attention, ces heures supplémentaires ne comptent pas pour la retraite. Une infime partie de ces sommes rentre dans une « retraite additionnelle » peu intéressante et permet de compenser le gel du point d’indice, n’ayant pas évolué depuis 2007.

Depuis le fameux « travailler plus pour gagner plus », les gouvernements sont les grands gagnants de ces « mesurettes » : elles permettent la suppression de postes d’enseignants et le non-remplacement après un départ à la retraite…
L’annonce du gouvernement de créer 60 000 postes est de la poudre aux yeux : finalement il s’agit de postes éphémères, essentiellement basés sur des contrats à durée déterminée ou indéterminée, il ne s’agit pas de création de postes de fonctionnaires !

Nous ne pouvons que faire ce constat : avec l’autonomie des établissements, le fonctionnement de l’Education nationale est en train de rejoindre celui du privé, telle une entreprise avec un directeur (le Recteur), des cadres supérieurs (chefs d’établissements, inspecteurs) et cadres moyens (gestionnaires, CPE…), et les salariés (les enseignants). Avec un gel d’indice bloqué depuis des années, certains enseignants se jettent sur ces heures supplémentaires qui sont finalement des graines que l’on jette aux pigeons !

Avec le SNALC, refusons ces « carottes » (non négligeables à première vue !) et réclamons une véritable revalorisation de nos traitements. Refusons ces « mesurettes » égoïstes qui risquent de conduire à l’individualisation du traitement où chacun n’a plus de perspective claire de carrière.
Refusons en bloc ces heures supplémentaires qui sont à notre détriment. Le Ministère de l’Education nationale doit créer des postes et des emplois réels.
Évitons d’être chacun(e) quémandeur(se), arrêtons d’être égoïste et de ne voir qu’à l’aune du « moi » ! Il s’agit de faire reconnaître les droits des personnels liés à leur statut et de ne pas faire payer aux collègues, déjà bien sollicités, le manque de personnels enseignants.

Nous reprendrons la conclusion de l’OCDE : « Les pays doivent bien rémunérer leurs enseignants s’ils souhaitent favoriser l’excellence, justifiant ainsi les tendances récentes à la hausse du salaire des enseignants. Néanmoins, ces derniers continuent de gagner moins que d’autres diplômés de l’enseignement tertiaire, notamment dans le primaire, et la crise financière actuelle limite les possibilités de revalorisations supplémentaires, amenant les décideurs à recourir à des augmentations de salaire ciblées pour répondre à des enjeux stratégiques spécifiques. » (OCDE 2014 Indicateurs de l’éducation à la loupe, avril 2014).

A la lecture du rapport de l’OCDE, force est de constater que la France est bien mal placée, avec un système scolaire très inégalitaire et des enseignants mal payés. La comparaison avec le système éducatif allemand permet de voir que ce qui plombe notre école est la mauvaise organisation de notre système, qui entraîne des dépenses administratives énormes.
Quelques chiffres (Patrick Fauconnier, L’Obs) : « le salaire moyen d’un enseignant français est de 31 021 € contre 47 214 € en Allemagne ; la moyenne par enseignant est de 14,25 élèves en France contre 15,48 en Allemagne. Notre dépense par élève se monte à 24% du PIB par habitant, contre 17% en Allemagne. Mais notre surplus provient beaucoup plus de frais de gestion que de frais d’enseignement. » Ne serait-il pas préférable de diminuer les dépenses administratives des établissements et de proposer enfin un salaire qui motive les jeunes diplômés à entrer dans la profession ou permette à chaque enseignant de sentir valorisé ?

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