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Académie de Strasbourg : intérim prolongé, pilotage fragilisé ?

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Engagé dans une campagne de réélection municipale, le recteur de l’Académie de Strasbourg a obtenu un congé sans solde à compter des vacances de février. Si le SNALC prend acte de cette décision, il rappelle que les enjeux sont différents lorsqu’il s’agit d’un personnel hiérarchique, et plus encore d’un recteur, dont l’absence prolongée implique une réorganisation du pilotage académique. Ainsi, le fait de confier l’intérim à la secrétaire générale suscite des interrogations légitimes sur la continuité et l’impartialité de la gouvernance de l’académie durant cette période sensible.

Le SNALC tient à rappeler que, si cette organisation respecte la légalité, elle ne va pas sans soulever certaines interrogations sur la gestion de l’académie et l’impartialité des décisions à venir, notamment lorsque des dossiers et procédures déjà engagés et suivis par la secrétaire générale sont amenés à être tranchés par la même personne désormais chargée de l’intérim. Cette situation de juge et partie est incompréhensible pour le SNALC : une telle organisation est de nature à mettre en péril l’équité des décisions, à alimenter la suspicion sur l’intégralité de l’action à venir et miner une fois de plus la confiance du terrain, déjà sérieusement ébranlée.

Pour le SNALC, il est indispensable que la gestion de l’académie bénéficie d’une attention pleine et entière, particulièrement dans un contexte où de nombreux dossiers sensibles demeurent en suspens. L’absence prolongée du recteur pendant une période cruciale fait craindre une dégradation de la continuité du service public et donne l’image d’une académie reléguée au second plan face à d’autres priorités.

Notre objectif reste la défense d’une gouvernance équitable et transparente, au service des personnels, des élèves et de la communauté éducative.

Reportage sur Radio Nostalgie – 10 février 2026

Journaliste : Il est recteur de l’Académie de Strasbourg la semaine et maire d’une commune de région parisienne le week-end. C’est la situation assez improbable dans laquelle se trouve Olivier Klein depuis 2020. L’intéressé a décidé de se représenter en tant que maire de Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Pour mener campagne, il va prendre un congé sans solde et donner les clés de l’académie à la secrétaire générale pendant 6 à 8 semaines. Ce qui est légal, mais modérément apprécié par les syndicats enseignants, à l’image du SNALC en Alsace. Écoutez l’un de ses représentants, Sébastien Hirth.

Sébastien Hirth[…] Sur le principe de légalité de la chose, il n’y a pas de souci, étant donné les textes. Il y a effectivement cette possibilité-là qui est offerte. Donc on ne peut pas remettre en cause ce mode de fonctionnement, mais ça ne veut pas dire qu’on l’accepte en tant que tel.

Ça renvoie à l’image que la gestion de l’académie de Strasbourg n’est pas prioritaire par rapport aux futurs mandats municipaux. Les syndicats enseignants ont donc l’intention de formuler leurs inquiétudes directement au recteur lors d’un entretien prévu jeudi prochain.

[…] On n’a qu’un but et qu’un objectif au niveau du SNALC : c’est une gestion la plus optimale possible de l’académie. Nous, on a des dossiers à traiter, on a des collègues à défendre — et ce que l’on souhaite, c’est qu’on ait un recteur à 100 % disponible pour pouvoir gérer ces dossiers.

Et éviter de se retrouver dans une situation avec une vacance de pouvoir où, par exemple, le principal risque est qu’elle soit juge et partie. C’est ça qui nous pose problème, véritablement. Les syndicats enseignants ont l’intention de formuler leurs inquiétudes directement au recteur lors d’entretiens prévus jeudi.