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LE SNALC SORT DU RANG

Photo de Markus Spiske provenant de Pexels
© Photo de Markus Spiske provenant de Pexels

L’édito n° 9 – Octobre 2017

Un mois s’est écoulé déjà depuis la rentrée. Et déjà, un constat : les petits caporaux sont toujours là ! À tous les étages de notre maison nationale d’Education, ils agissent sans foi ni loi si ce n’est celle du plus haut gradé sur la valetaille qui s’efforce de remplir au mieux la mission pour laquelle elle s’est portée volontaire. Faisant fi des droits élémentaires de leurs subordonnés, ces kapos au ventre usé par la marche prennent des allures d’inspecteurs de la pensée.

Ici, c’est un IEN qui gonfle le torse pour marquer son ascendant sur de dévouées professeurs des écoles de sa circonscription. Là, nous avons une déléguée du plus vieux syndicat de l’établissement qui menace et dissuade les personnels de son pré carré de soutenir un syndicat différent du sien à l’occasion des élections au CA. Ailleurs, le spectacle est offert par un jeune cow-boy frais émoulu de l’ESEN – l’école des chefs où l’on apprend en préambule que « les personnels ne seront plus jamais vos amis » – sorte de Léon-de-l’EN, nettoyeur des panneaux d’expression syndicale : il arrache, il froisse, il jette. À l’image sans doute de sa considération pour les personnels de l’établissement qu’il entend diriger ?

La police de la pensée s’est installée partout : nos établissements et services ne sont pas épargnés par ce fléau qui accable nos concitoyens d’autres branches et ministères. La police de la pensée vous contraint à rester dans les chemins étroits du convenu et du conforme. C’est un nouveau totalitarisme qui vous condamne sitôt que vous osez sortir du rang. Le pluralisme n’a jamais été autant menacé que dans cette époque où l’on éructe pourtant à tout bout de champ les refrains du « vivre-ensemble » et de la « bienveillance ». Le principe est simple à comprendre : c’est une mise au pas de tous ceux qui auraient l’audace de penser différemment. Ceux qui auront en plus l’impertinence d’exprimer cette pensée seront exécutés les premiers.

Au SNALC, nous sommes attachés à un principe, si viscéralement attachés que nous l’avons d’emblée inscrit dans l’article premier de nos statuts : « Le SNALC est indépendant et libre de toute attache à une organisation politique, confessionnelle ou idéologique ». C’est un concept que certains esprits étriqués et probablement soumis à l’emprise de quelque aliénation jugent éculé. Pour nous, l’indépendance est la clé de notre liberté : liberté pédagogique, liberté d’expression, liberté de ton, liberté d’action, dans le respect des personnels et de leurs droits.

Sur ce point, il n’y aura aucune concession : le SNALC est la seule organisation représentative qui ne perçoit aucune subvention d’État. Les ressources du SNALC proviennent des seules cotisations de ses adhérents. Le SNALC se consacre donc comme il l’entend à la défense des intérêts professionnels de ses adhérents. Il ne se soumettra jamais à quelque obédience ou parti politique que ce soit. Il n’a de compte à rendre qu’à ses adhérents.

Jean-Pierre GAVRILOVIC
Président du SNALC de Strasbourg et membre du Bureau national

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