Le SNALC alerte et s’indigne face à la situation gravissime qui sévit dans un lycée du Sud-Alsace entre route des vins, route des crêtes et route romane, où l’administration persiste à ignorer les nombreux appels à l’aide des personnels. Il ne s’agit plus simplement d’un malaise professionnel, mais d’une authentique maltraitance institutionnelle, que le SNALC tient à dénoncer, tout en rappelant qu’une procédure policière est toujours en cours.
Après des années d’équilibre, l’année 2018 a marqué un point de rupture. Le climat scolaire s’est dégradé : les tensions internes se sont multipliées, les plaintes d’élèves se sont accumulées et les risques psychosociaux ont atteint un niveau alarmant. Ce contexte délétère a conduit plusieurs professeurs à déposer plainte pour harcèlement, abus de pouvoir et non-assistance à personne en danger – rappelant que plusieurs mineurs ont connu des troubles physiques jusque dans l’enceinte de l’établissement.
Aujourd’hui encore, la réponse institutionnelle aux multiples alertes reste la même que celle des huit dernières années : silence et intimidation. Des collègues sont privés de l’accès à leur messagerie professionnelle, d’autres se retrouvent dans l’impossibilité de consulter leur propre dossier administratif au rectorat, sans aucune justification. Ces méthodes répressives s’ajoutent à une liste de faits qui ne peuvent plus être ignorés, tant ils compromettent la santé au travail que les droits fondamentaux de chaque agent.
Le SNALC dénonce avec la plus grande fermeté cette politique du bâillon : l’étouffement de la parole et la relégation de la souffrance ne peuvent tenir lieu de réponse face à la gravité de la situation. Le SNALC exige la protection de tous les personnels et élèves, ainsi que l’arrêt immédiat de toute forme d’intimidation ou de représailles contre ceux qui osent témoigner.
Le drame et l’injustice ne doivent en aucun cas devenir monnaie courante dans notre École. Le SNALC portera la voix de ses collègues et continuera à réclamer, au nom de tous, la justice, la transparence et le respect absolu de la dignité humaine. Le temps du déni et de l’indifférence doit cesser. Il en va de la sécurité, du bien-être et de l’honneur de toute la communauté éducative.