L’invitée de Bonjour Alsace du mercredi 10 juin 2026
Rachel Goepfert
Membre du bureau académique du SNALC, responsable GESPER (gestion des personnels) et commissaire paritaire SNALC, était l’invitée de Bonjour Alsace ce mercredi 10 juin 2026. Elle explique le but de la grève des AESH du mardi 9 juin.
« Ils accompagnent au quotidien les élèves en situation de handicap, souvent dix à la fois, pour un salaire inférieur au SMIC. Les AESH — accompagnants d’élèves en situation de handicap — ont observé une grève nationale pour dénoncer une précarité structurelle : absence de statut de fonctionnaire, temps incomplet non reconnu, arrêts maladie transformés en piège financier. À l’occasion de ce mouvement, Rachel Goepfert, membre du bureau académique du SNALC, dresse un constat sans appel : derrière l’ambition d’une école inclusive se cache une réalité où des milliers de professionnels sont, selon ses mots, victimes d’une forme d’esclavage moderne ».
CITATIONS FORTES
“C’est une forme d’esclavage moderne. Ces personnels sont dans une totale précarité, ne sont même pas payés au SMIC, puisqu’on les paye sur un temps incomplet.”
Rachel Goepfert, SNALC
“Je vois des collègues démissionner, non pas parce qu’elles n’aiment pas leur métier, mais parce que le système nous détruit malgré cet amour du métier.”
Extrait de la lettre d’une AESH adressée au recteur, lue par Rachel Goepfert
“Il faudra que certaines institutions comprennent que les AESH ne sont pas des sous-employés qu’on peut mépriser éternellement sans conséquence.”
Extrait de la lettre d’une AESH adressée au recteur, lue par Rachel Goepfert
“On se trouve dans des classes à 30 ou 32 élèves, avec 10 élèves en situation de handicap, et il faut gérer tout ça en même temps. À un moment donné, il faudra trancher pour la qualité plutôt que pour la quantité.”
Rachel Goepfert, SNALC
AESH en grève : indispensables, mais condamnés à la précarité
BFM Alsace • Émission “Bonsoir Alsace” présentée par Lucile Pascanet • Reportage de Clara Delcroix • Témoignage de Myriam Ovrutsky, référente AESH au SNALC
Ce mardi, les AESH — accompagnants d’élèves en situation de handicap — étaient en grève partout en France, et notamment devant le rectorat de Strasbourg. Leur message est simple : ils sont essentiels, mais ne peuvent plus vivre de leur métier. Myriam Ovrutsky, référente AESH au syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur, résume en quelques mots une réalité vécue par des milliers de professionnels : être “la main de celui qui ne peut pas écrire, les yeux de celui qui ne peut pas lire”, tout en étant payés en dessous du SMIC.
CITATIONS FORTES
“On a vraiment choisi ce métier pour accompagner, pour être la main de celui qui ne peut pas écrire, les yeux de celui qui ne peut pas lire. On est les pieds de celui qui ne marchera pas. Mais on n’est pas non plus là pour s’appauvrir au jour le jour.”
Myriam Ovrutsky, référente AESH, SNALC
“Qui travaille pour être pauvre ? On travaille tous pour un salaire, pas pour forcément s’enrichir. On n’a pas choisi ce métier pour être riche.”
Myriam Ovrutsky, référente AESH, SNALC
“On revendique un salaire digne, un SMIC à temps plein net. Ce n’est pas énorme en soi, ce serait juste le strict minimum.”
Myriam Ovrutsky, référente AESH, SNALC





