Le SNALC alerte sur une situation préoccupante au collège François Truffaut, établissement REP+. Un professeur titulaire, affecté à titre définitif depuis plusieurs années, découvre à la rentrée que son service a été amputé d’heures de cours et d’une mission de professeur principal. Ces heures correspondent à des heures supplémentaires qu’il avait accepté d’assurer dans un autre établissement. Une situation d’autant plus incompréhensible que le professeur, titulaire sur poste fixe, demande à exercer son service complet dans son collège d’affectation.
Selon les éléments portés à la connaissance du SNALC et face à ses interrogations, aucune explication claire ni document officiel ne lui auraient été communiqués. La direction évoquerait un éventuel courrier des services rectoraux (DPE) permettant de retirer ces heures pour les attribuer à un bloc de moyens provisoires.
Cette méthode interroge : comment peut-on réduire le service d’un enseignant titulaire pour compléter un BMP ? Sur quelle base réglementaire ? Et pourquoi les personnels concernés ne reçoivent-ils pas immédiatement une justification écrite, transparente et vérifiable ? Derrière ce cas, c’est une pratique de gestion des moyens humains qui est dénoncée : des décisions prises sans concertation, sans explication et au détriment des personnels titulaires investis depuis des années dans l’éducation prioritaire.
Le SNALC exige transparence, les enseignants ne sont pas une variable d’ajustement. La transparence et le respect des droits statutaires doivent primer sur les arrangements de rentrée.





