Le lycée Michel-de-Montaigne de Mulhouse a été le théâtre d’affrontements violents entre des lycéens et les forces de police, ce mercredi 30 septembre 2026.
Si le mouvement national perturbe de nombreuses académies, la situation s’est dramatiquement durcie autour de deux établissements portant le même nom : le lycée Michel-de-Montaigne de Bordeaux et le lycée Michel-de-Montaigne de Mulhouse.
Les lycéens non grévistes ont été confinés par les personnels présents sur place afin d’assurer leur sécurité. Certains parents d’élèves non grévistes ont fait part de leur mécontentement, contraints de venir chercher leurs enfants au lycée afin d’éviter des heurts à la sortie de l’établissement.
Le SNALC défend le respect des convictions et des positions de chacun. Le débat est incontestablement la marque de fabrique d’un État de droit, dans lequel les opinions doivent pouvoir s’exprimer librement. L’esprit critique de nos jeunes, quelles que soient par ailleurs leurs opinions, constitue souvent un premier pas vers l’indépendance et un rempart face à la dictature de la pensée unique et au politiquement correct.
Le SNALC déplore que la violence s’empare du mouvement lycéen, gangrené par la présence de casseurs venus pour en découdre, s’adonnant au vandalisme comme à un vulgaire passe-temps, dans un élan de violence gratuite et jubilatoire. Le SNALC condamne fermement ces dérives, qui musellent la voix des lycéens et détournent les véritables revendications portées par les jeunes : la contestation de l’austérité budgétaire, les classes surchargées, les locaux vétustes ou dégradés, ainsi que les inquiétudes liées à Parcoursup, notamment au manque de lisibilité des critères d’admission.
Sur le terrain, les personnels sont confrontés à des consignes imprécises, à des difficultés d’accès aux établissements et à une absence de réponse suffisamment claire concernant leurs droits, tandis que leur sécurité est menacée. Certains enseignants sont restés démunis face à ce déferlement de violence imprévisible, ne sachant comment se positionner vis-à-vis de leur hiérarchie.
Le SNALC demande donc aux services académiques et aux pouvoirs publics de mettre en œuvre sans délai des mesures claires et coordonnées afin de garantir un accès sécurisé aux lycées, de protéger les agents et d’informer précisément les équipes des dispositifs applicables, notamment en cas de danger grave et imminent. Il appelle également les responsables politiques à répondre concrètement aux difficultés structurelles de l’École, afin que le dialogue, l’écoute et la responsabilité reprennent le pas sur la violence.
Le SNALC dénonce une gestion chaotique et approximative des débordements, empêchant la contestation lycéenne de s’exprimer dans la sérénité.
Alors que le mouvement semble s’enraciner, la gestion de l’ordre public autour des établissements scolaires s’annonce comme le défi majeur des prochains jours pour le gouvernement, les événements prenant une tournure dramatique sur l’ensemble du territoire national.
Compte rendu multilatérale avec le ministre – Situation dans les lycées – vendredi 2 octobre 2026





