La « chasse aux sorcières », malheureusement, n’a pas disparu de nos établissements. En 2026, force est de constater que certains personnels de direction peuvent encore être écartés de leurs fonctions sur la simple base d’une dénonciation obscure, sans passer par les canaux de signalement officiels (comme les fiches SST ou la communication interne). Les décisions sont prises sans délai, sans explication, sans contradictoire… et, trop souvent, sans véritable fondement.
On peut s’interroger sur les motivations institutionnelles qui peuvent expliquer de telles méthodes :
- Écarter un cadre parce qu’il ose défendre les besoins de son établissement et porter haut l’ambition éducative ?
- Sanctionner un chef qui assume pleinement son rôle en recadrant des personnels en difficulté ou défaillants ?
- Réduire au silence celles et ceux qui dérangent le fragile équilibre du « pas de vague » et osent dénoncer les dysfonctionnements ?
Plus largement, on doit s’interroger sur certaines pratiques institutionnelles :
- Pourquoi accorde-t-on parfois davantage de crédit à une dénonciation anonyme qu’à la parole de l’agent concerné ?
- La mise en congé d’office, prétexte médical sans réel fondement, sert-elle trop souvent de sanction déguisée contre un chef dont l’engagement dérange ?
- Quelles justifications pour diligenter une enquête administrative « à charge » alors que la majorité des personnels apporte son soutien à son chef d’établissement ?
- Comment peut-on refuser une mobilité sans la moindre explication, ni justification transparente ?
Notre institution a-t-elle tous les droits lorsqu’il s’agit de préserver un ordre établi et d’étouffer ceux qui osent questionner ce statu quo ? Combien de collègues doivent-ils être fragilisés ou exclus parce qu’ils défendent leur vision exigeante du service public ?
Face à de telles dérives, le SNALC refuse la fatalité et s’engage pleinement aux côtés des personnels de direction. Nous sommes le seul syndicat à dénoncer publiquement ces pratiques d’un autre âge et à défendre systématiquement la dignité, la reconnaissance et la protection des chefs d’établissement.
En tant que président de la section SNALC Alsace, je tiens à rappeler que chaque personnel de direction peut compter sur notre soutien, notre accompagnement – y compris sur le plan juridique – et notre détermination sans faille à faire respecter la justice et l’équité au sein de l’Éducation nationale.




